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Orgasmatron


Auteur: lune
Genre: solosexuelle
14 décembre 2009
Note des lecteurs (4 votes):

Il fait noir. Je suis étendue, nue, sur une surface chaude et molle, sur laquelle mon corps ondule lentement. Je n’entends rien sinon ma propre respiration. Ma tête flotte, bercée par le rythme de mes mouvements involontaires. Mes bras sont en croix. Mes jambes, pliées et ouvertes, comme si je me préparais à recevoir un homme en moi. Sous mes fesses, les ondulations sont plus concentrées, comme un massage.

Une brise tiède vient caresser ma poitrine, puis glisse les long de mon ventre et fait danser les poils de mon pubis. Une grosse goutte d’un liquide chaud atterrit dans mon nombril, suivie d’autres, tout aussi volumineuses, qui choisissent pour cibles mes mamelons, ma bouche, mes bras, mon sexe. Je soulève un bras et passe la main sur l’un de mes seins afin de l’enrober de cette douce substance. Le bien-être continue de croître en moi à mesure que j’oins mon corps avec ce qui ressemble à de l’huile.

Je glisse maintenant sur la surface molle. Plutôt que d’irriter mon épiderme, elle provoque de légers fourmillements sur ma peau. La matière sur laquelle je repose ralentit son mouvement. Puis, elle se creuse sous moi, comme si elle m’avalait, s’inflitrant entre chaque membre, chaque doigt, se refermant sur mon ventre, ma poitrine, mes jambes.

La substance s’infiltre dans mes oreilles, entre mes fesses et mes orteils. Étrangement, même lorsqu’elle envahit mes narines, je n’éprouve aucune difficulté à respirer. Quand elle pénètre dans ma bouche, ma langue goûte son parfum sucré-salé. Elle fond et coule dans ma gorge comme du miel, si bien que je ne peux m’empêcher de la sucer comme s’il s’agissait d’un sucre d’orge.

Je ressens une légère pression sur mon sexe, puis mes lèvres intimes sont à leur tour écartées, cédant volontiers le passage à cette douce chose. Elle s’infiltre en moi avec lenteur, remplissant peu à peu ma cavité vaginale. Lorsqu’elle occupe tout l’espace libre, elle se remet à onduler, cette fois à l’intérieur de moi. Entre mes fesses, la même petite pression, puis une agréable chaleur qui force sans douleur la frontière de mon anus et pénètre profondément en moi.

Je ne fais plus qu’une avec la matière. Dans ma bouche, elle joue avec ma langue, chatouille mon palais. Dans mon vagin, elle vibre maintenant intensément, faisant naître des vagues de plaisir d’une intensité incroyable. Dans mon anus, elle pulse au même rythme que mon cœur, glissant à l’intérieur de moi en un lent va-et-vient. Sur mes mamelons, la chaleur se fait plus intense, et cette brûlure est délicieuse. Je ne suis plus que sensations.

À l’intérieur de mon ventre, je sens monter en moi les premiers signes de l’orgasme. Les mouvements en moi s’intensifient. Je suce violemment la substance dans ma bouche, espérant ainsi combler cette insatiable faim qui me tenaille. Mon corps tout entier vibre. Mon sexe est gonflé à en exploser. Dans mon vagin et mon anus, la matière accélère son rythme et sa vibration, et semble elle aussi gonfler davantage. Sur mon clitoris, je sens une friction qui peu à peu fait s’envoler le peu de raison qu’il me reste. Je perds pieds et me laisse fondre dans la chaleur qui m’enveloppe. Le plaisir atteint son paroxysme. Ma jouissance est si forte que mon corps semble la proie d’une décharge électrique. Puis, la matière quitte, aussi lentement qu’elle les a envahis, les orifices de mon corps. Encore secouée de spasmes, je me sens remonter à la surface. La substance me libère et disparaît.

J’ouvre les yeux. Je repose sur une surface chaude et moelleuse. Un léger éclairage me permet de distinguer la minuscule pièce. Je reprends mes esprits peu à peu et sourit: quel merveilleuse invention, tout de même, que cet orgasmatron!
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