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L’envers du nounours


Auteur: magnolia
Genre: hétérosexuels
18 septembre 2007
Note des lecteurs (8 votes):

Léo était un homme que la majorité des femmes auraient qualifié de nounours. Le confident par excellence, l’ami fidèle, celui qui est toujours là... Des femmes, il en a vu passer dans ses bras, mais rares furent les occasions où ces étreintes le menèrent vers une relation amoureuse. Il se retrouvait la plupart du temps amer et déçu, car son intérêt à lui était bien vif pour certaines charmantes créatures dont il sentait l’odeur et la chaleur, sans compter le contact de ces poitrines contre son torse. La plupart des femmes qui traversèrent sa vie autrement qu’en amies le devinrent tout de même après un certain temps; et Léo cumulait un bon nombre de relations ainsi avortées. Ce n’était pas qu’il fut moche, au contraire. Mais peut-être était-il simplement trop attentionné, trop doux, trop...

S’en rendit-il compte? Un soir de printemps, sa meilleure amie, Sabine, dans les bras, il senti monter en lui l’habituelle excitation de ce corps lové contre le sien, une érection irrépressible, mais telle que Sabine leva les yeux vers lui en une interrogation accusatrice: «Que t’arrive-t-il donc? Ne vois-tu pas que j’ai de la peine et que j’ai besoin de tu me consoles? Ce que tu peux être égoïste de bander ainsi alors que j’ai besoin de réconfort.»

Un voile passa alors dans les yeux de Léo. Quelque chose qui ressemblait à de la détermination y prit place. Quelque chose qui grondait violemment et depuis trop longtemps était sur le point d’exploser. La main qui une minute auparavant caressait les cheveux de Sabine les agrippait maintenant avec force. Dans un grognement, Léo lui intima l’ordre de se taire, avec dans les yeux une silencieuse menace. Trop surprise, Sabine ne dit mot. De sa main libre, Léo ouvrit le tiroir de la table du salon et saisit une corde. Il entreprit de lier les poignets de la jeune femme, qui se laissa faire, car elle était un peu prise de court et, s'avoua-t-elle, curieuse de voir ce qu'il lui réservait.

Il la fit avancer vers la porte du sous-sol, lui ordonna de descendre et d’avancer jusqu’à une grosse plante suspendue au plafond par un énorme crochet. Exigeant qu’elle demeure immobile, il entreprit de décrocher la plante et de retirer la chaîne qui suspendait la verdure au crochet. Il passa la chaîne entre les poignets de Sabine, fit avancer celle-ci jusqu’au-dessous du crochet et la fit se hisser sur la pointe des pieds afin de glisser les maillons des deux extrémités dans le crochet.

Il prit une chaise, s’assit devant elle et la contempla en caressant le renflement de son pantalon. «Tu veux savoir pourquoi je t’ai attachée et suspendue? Parce qu’ainsi, tu sais que je peux faire de toi ce que je veux, que tu devras te soumettre à mes désirs si tu veux que je te libère. J’en ai assez d’être la bonne poire, le gentil gars de service qu’on va voir quand ça ne va pas. Je suis aussi un homme et j’ai des désirs. As-tu seulement déjà pensé à l’émoi que tu peux provoquer en moi lorsque tu colles tes gros seins sur moi? Évidemment que ça me fait bander. Tu le sais. Tu n’arrêtes d’ailleurs pas de me parler des gars qui se retournent sur ton passage, de ceux qui se pâment pour un clin d’œil de ta part... Je croyais avoir une relation privilégiée avec toi, mais tout ce qui t’intéresse, c’est de venir te consoler sur mon épaule pour mieux passer au suivant. Eh bien, c’est terminé. Je suis comme les autres. Je veux te toucher, te pourfendre, te goûter.» Il se leva de sa chaise, et s’approcha d’elle. Il s’accroupit à ses pieds, colla sa tête entre ses cuisses et huma l’odeur marine de son sexe à travers le tissu de sa jupe. Il lui retira ses chaussures puis fit glisser ses bas le long de ses jambes.

Léo remarqua, alors qu’il lui retirait ses bas, qu’elle ne portait rien en dessous. Il laissa d’ailleurs la jupe moulante retroussée à mi-fesses et lorgna la noire toison qu’il avait humée un instant auparavant. «Je veux que tu écartes les cuisses autant que te le permet ta position. Tu vas projeter ton bassin vers moi afin que je puisse voir entre tes jambes.» Elle obtempéra tant bien que mal, et se rendit compte avec surprise que l'excitation commençait à la gagner. Elle se demandait jusqu’où Léo serait capable d’aller. Elle qui ne lui connaissait pas de fantaisies sexuelles se trouvait ainsi attachée et exposée. Jamais elle n’aurait pu imaginer que ce gars qu’elle croyait si bien connaître, qui n’avait toujours été que douceur, put l’amener à se soumettre à lui. Elle ouvrit les cuisses et, sur la pointe des pieds, balança tant bien que mal son bassin vers son tortionnaire, un peu honteuse, car elle était gênée d'ainsi s’exhiber. Il était là, sur sa chaise, à observer son sexe exposé avec une attention extrême, comme s’il l’étudiait.

«Que penses-tu que je vais te faire ou te demander de faire maintenant?» la questionna-t-il. Ne sachant que dire, Sabine ne répondit pas. Il sembla approuver, et alla s’asseoir sur le sol à côté d’elle, le visage à quelques centimètres de son pubis. Il en huma de nouveau le parfum, puis s’allongea sous elle, entre ses jambes. «Tu vois, Sabine, je n’ai jamais commis d’excentricités sexuelles. Jamais baisé autrement que dans la position du missionnaire. Ni même mangé une chatte. Imagine! Pourquoi maintenant? Je ne sais pas. J’imagine que tu m’as trop excité avec ton odeur et la chaleur de ton corps. Le nombre de fois que j’ai voulu te saisir, te caresser, te goûter ne se comptent même pas. Et peut-être ne t’en rends-tu pas compte, mais ta chatte est si odorante qu’elle doit envoûter tous les mâles qui se trouvent sur ton chemin sans que tu daignes poser le regard sur eux. Aujourd’hui, tout ça est à mon entière disposition, et j’avoue ne pas savoir par où commencer.»

Il se redressa en prenant appui sur ses bras, avançant la bouche vers ses lèvres intimes, et une fois arrivé à son but, les mordit, légèrement, arrachant à Sabine un petit gémissement de surprise mêlé d'autre chose... «Eh bien, peut-être ne détesteras-tu pas, finalement. Je m’en doutais un peu, remarque. Une belle fille en chaleur comme toi. Tu as toujours le feu au cul!» Et il plongea entre les cuisses pleines et fermes, promenant la langue dans les moindres replis, fouillant le plus profond qu’il le pouvait, sous les frémissements de sa victime, de plus en plus humide. Ses mains se glissèrent le long des jambes de Sabine, montèrent, deux doigts se frayèrent un chemin dans la chaude grotte, puis disparurent dans un bruit de succion, allant et venant dans la caverne qu’ils venaient de découvrir. De deux, ils devinrent trois, puis quatre. Sabine gémissait sous l’assaut de cette bouche et des quatre visiteurs... auxquels se joignit un cinquième. «Ma cochonne, tu m’avais caché des choses. Voit comme ma main entre aisément en toi. Et que dirait ton petit trou d’un traitement semblable?» Sabine lui lança alors un regard alarmé. Elle était effectivement large à l’avant, ayant souvent fréquenté des noirs magnifiquement membrés, mais jamais elle n’avait accepté d’être sodomisée. Pour elle, ce n’était pas normal, c’était quelque chose de sale. Léo sourit comme s’il avait fait une bonne blague, décolla sa bouche, retira ses cinq frères d’elle et se rassit.

Sabine ne savait plus que penser. Elle ne pouvait imaginer Léo lui faire du mal, mais jamais il n’avait agi de la sorte. Il y avait comme une folie dans ses yeux. Elle qui n’avait jamais été attirée par lui, elle était confuse de se sentir si moite après ce qu’il lui avait fait. Avait-elle envie qu’il continue? Était-elle curieuse de ce qui se produirait par la suite? De savoir à quel point elle avait pu se tromper sur lui? Il semblait lire en elle ses interrogations. Habitué comme il l’était de la voir changer d’humeur et tout lui raconter, cela n’avait rien de bien surprenant. Il se releva et la prit par la taille pour la coller à lui. «Tu le sens, mon désir pour toi? Tu as envie de le toucher, de le goûter, qu’il se glisse en toi et te fasse hurler? Ou préférerais-tu une nouvelle expérience que nous tenterions ensemble?»

Devant son silence, il s’éloigna en direction d’un petit meuble à tiroirs, ouvrir l’un d’eux et en tira une petite boîte en plastique. Sabine n’arrivait pas à voir ce qu’elle renfermait malgré le couvercle transparent. Léo leva celui-ci et en sortit, reliées par une ficelle, deux boules argentée: des boules chinoises. Il les posa à côté de lui, sur une table. Il fouilla encore dans le tiroir. Cette fois, ce fut un godemiché digne des meilleurs films pornos que Sabine put apercevoir. Léo pouvait lire sur les traits de sa victime toute l’appréhension qu’elle pouvait avoir lorsqu’il avança à nouveau sa main vers le meuble... pour en tirer un bâillon. «Je ne m’en servirai pas si tu demeures silencieuse. Tes réactions devront être muettes. Je ne sais pas si ce que je vais te dire te rassurera, mais je n’ai pas l’intention de te faire de mal. Aussi, n’as-tu pas à être effrayée, du moins, pas trop. Je veux juste me servir de toi pour satisfaire ma curiosité et mon désir.»

Il avança vers elle et lui retira sa jupe. Sabine se laissa faire, légèrement rassurée par ce qu’il venait de lui dire, mais néanmoins tendue, se demandant ce qui allait suivre. Il remonta le chandail jusque sur sa tête et l’y laissa, car la chaîne l’empêchait de le retirer complètement, dégrafa le soutien-gorge et le projeta à l’autre bout de la pièce. Il empoigna les seins de Sabine avec fermeté, les pétrissant, pinçant ses mamelons, tout en se collant à elle, son pénis, bien dur, entre ses fesses rebondies. Il exerça une pression sur son postérieur, mimant la pénétration. Sabine sentit l’excitation gagner son bas-ventre, son sexe palpitant à chaque pression sur son postérieur. Ce fut ce moment que Léo choisit pour faire descendre une main vers son pubis et y faire pénétrer ses doigts. «Mais c’est que tu mouilles comme une folle. Y prendrais-tu goût? On va voir à quel point ton corps te domine lorsqu’il est excité.»

Les «jouets» en main, il décrocha la chaîne du plafond, tira Sabine jusqu’à l’établi, vers l’étau, et y coinça les maillons, ce qui obligea la jeune femme à se mettre à genoux. Léo retira son pantalon et son boxer, puis avança vers la bouche de Sabine... le godemiché. Elle leva vers lui les yeux en une interrogation muette, car elle se tenait pour dit qu’elle ne devrait pas parler, sans quoi elle serait bâillonnée. «Je veux d’abord que tu me montres comment tu me suceras. Je jugerai alors de si cela vaut la peine de te laisser ou non l’usage de ta jolie bouche.» Sabine ne se le fit pas dire deux fois, car elle savait avoir horreur des baillons pour avoir déjà tenté l’expérience. Et bien qu’elle se trouva ridicule de tenter de stimuler un bout de caoutchouc, elle y mit toute l’adresse et la vigueur dont elle savait faire preuve. Elle lécha les couilles, remonta le long du filet, joua de la langue autour du gland, prit celui-ci en bouche et enfourna le gros phallus au plus profond de sa gorge.

Léo semblait approuver ses prouesses. «Bien, maintenant, soulève ton beau gros cul et relaxe-toi. Je veux que tu accueilles dans tes entrailles celui que tu as si bien honoré.» Il posta alors le gros phallus devant l’anus de Sabine et l’y appuya. Elle gémit, effrayée. Il continua à exercer une pression sans pénétrer. Après quelques minutes de ce traitement, ce n’était pas que la salive de Sabine qui engluait le bout du gode, mais bien de la mouille anale. Sabine, constatant cela, demeura interdite, se sachant trop comment interpréter la chose, elle qui n’avait jamais entendu parler d’un tel phénomène. «Merde, je mouille du cul», se disait-elle. Ce qui ne l’empêcha pas de redouter la suite. Léo, conscient du phénomène et lui-même étonné appuya davantage: le gland pénétra. Râle de Sabine. Il passa la main entre les cuisses toujours écartées et caressa le clitoris bien gonflé. La réaction fut presque instantanée: le gode, sur lequel il exerçait toujours une légère pression, pénétra un peu plus en Sabine, qui s’était un peu décontractée grâce à la caresse. Léo n’alla pas plus loin, sachant que c’était nouveau pour elle. Il se contenta de faire aller et venir doucement le phallus en elle, lui arrachant de plus en plus de gémissements, mélange de douleur et de plaisir.

Maintenant son va-et-vient, c’est son membre qu’il approcha cette fois de la bouche de Sabine. Celle-ci évita de discuter et recommença son manège, passant des bourses, qu’elle prit en bouche et suça goulûment, au gland, qu’elle titilla du bout de sa langue puis envoya cogner au fond de sa gorge. Le pénis de Léo était moins volumineux que le gode, aussi avait-elle plus de facilité à le prendre entièrement dans sa bouche. Léo avait interrompu le mouvement dans l’anus de Sabine, vibrant au rythme de cette merveilleuse langue. Il retira le godemiché, intima à Sabine de cesser son office buccal, se leva, puis alla se poster derrière elle. Posant son gland à l’entrée du petit œillet brun désormais défloré, il prit Sabine par les hanches puis entra en elle d’une seule poussée. Gémissement aigu de Sabine. Une main abandonna son poste pour retourner stimuler le clitoris. Relâchement de la tension. Il pénétrait maintenant aisément en elle, et elle semblait ne pas trop en souffrir, voire même apprécier le traitement, car son cri de douleur s’était mué en gémissements rauques, essoufflés. Elle donna même le mouvement, ondulant du bassin, lorsqu’elle sentait Léo ralentir. Jusqu’à ce qu’il saisisse ses hanches et l’arrête net.

Il se retira. La sentant mieux disposée, il la dégagea de l’étau, mais laissa néanmoins ses mains liées. Il la mena sur un épais tapis et lui dit d’écarter les jambes. Il prit les boules chinoises et les humidifia contre ses lèvres dégoulinantes, glissa la première, qui passa sans qu’il dut vraiment pousser, enfila la seconde, laissant dépasser le cordon. «Marche maintenant. Je veux les entendre s’entrechoquer en toi. Mais attention. Veille à ne pas les perdre.» Elle fit donc comme il le lui demandait, sentant à chaque pas la vibration à l’intérieur des boules, se contractant afin de ne pas les laisser tomber. C’était difficile de ne pas ressentir le plaisir procuré par cet instrument. Elle sentait une rumeur d’orgasme monter en elle, sans qu’elle puisse le faire reculer.

Mais il ne vint pas, car Léo lui assena l’ordre de s’arrêter et de se placer à quatre pattes pour qu’il puisse à nouveau la sodomiser. Comme elle commençait à réellement se détendre et même, à sa grande surprise, à y prendre vraiment goût, elle obtempéra et aligna d’elle-même le gland de Léo sur son petit trou. Il y pénétra aisément et commença à la pilonner furieusement. Les boules en elles devirent comme du feu dans son ventre, l’orgasme était imminent, et le sexe de Léo gonflait, de plus en plus près de l’éjaculation. Il stoppa encore une fois. Sabine était au bord de la crise de nerfs tellement elle était excitée. Léo passa une main entre ses cuisse et attrapa le cordon des boules, dégoulinant, et tira par petites secousses, lui interdisant de les laisser sortir. Sabine, en sueurs, se contracta de nouveau, plus encore, pour que Léo n’arrive pas à les retirer. Puis arriva l’orgasme, foudroyant. Elle hurla.

Léo retira les boules, huma sur elles le parfum de femme, puis sortit de son fourreau pour s’enligner cette fois dans le sexe contracté par la jouissance. Il prit Sabine par les épaules et l’obligea à se redresser contre lui, prit ses seins entre ses mains, puis donna libre court à sa jouissance, demeurée à la limite du point de non-retour. Râle de soulagement. Tous deux s’affaissèrent.

Les minutes passèrent. Léo demeurait en elle. Après un moment, Sabine se tourna vers lui: il souriait. «Déçue de ton meilleur ami?» Sabine lui répondit: «Seulement s’il me dit qu’il ne recommencera pas.»
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